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En ce XXIe siècle, émergent à travers le monde des radiotélescopes de nouvelle génération pour scruter l’Univers dans des gammes de fréquence radio encore à explorer. Le dernier né est français. C’est NenuFAR, acronyme pour « New Extension in Nançay Upgrading LOFAR ».

Situé à Nançay, en Sologne, ses observations scientifiques ont commencé le 1er juillet 2019. NenuFAR observe le ciel dans une gamme de fréquence encore jamais explorée avec une telle sensibilité : entre 10 MHz et 85 MHz, soit entre 30 et 3,5 m de longueur d’onde.

Fruit d’une collaboration scientifique entre l’Observatoire de Paris – PSL, l’Université d’Orléans et le CNRS, construit avec le soutien de la Région Centre-Val de Loire, la région Île-de-France et l’ANR, NenuFAR a officiellement été inauguré le 3 octobre 2019.

Placée sous la haute autorité du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la cérémonie officielle s’est déroulée en présence de nombreux représentants des partenaires scientifiques et institutionnels du projet.

Pour l’occasion Jocelyn Bell, découvreuse du premier pulsar avait fait le déplacement depuis le Royaume-Uni, en tant qu’invitée d’honneur. Plus de 250 personnes étaient présentes pour assister à l’événement.

La célébration fut marquée de quelques temps forts comme l’intervention de jeunes lycéens issus de trois lycées orléanais sensibilisés aux enjeux de NenuFAR, dans le cadre du projet Edifice visant à favoriser l’orientation des jeunes dans les filières scientifiques délaissées ces dernières années.

NenuFAR se matérialisera, quand il sera terminé, par le déploiement à travers la station de radioastronomie de 1938 antennes dont la plupart seront rassemblées dans un « cœur » de 400 m de diamètre, et 114 seront plus distantes, jusqu’à 3 km du cœur.

Rassemblées par groupe de 19 au sein de 102 mini-réseaux, ces antennes, connectées entre elles et à un ensemble de récepteurs par 180 km de câbles coaxiaux, fonctionnent comme un seul radiotélescope. Ces récepteurs traitent plus de 600 gigabits de données par seconde, pour produire des faisceaux très sensibles et des images.

L’ensemble du dispositif n’est qu’à 80% achevé, en attente de financements complémentaires. Mais d’ores et déjà, les données que NenuFAR a commencé à livrer correspondent parfaitement aux attentes des chercheurs.

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